Plusieurs geeks ont été indignés de cette définition qui restreint la geekitude à une passion pour les technologies (quelques critiques ici chez Geek Inc. et ici chez Tibo). Comme le font remarquer les quelques commentaires que j'ai lus, cette définition est non seulement trop étroite, mais elle correspond presque à celle que l'on donnerait pour un technophile.
Or, si le geek est souvent collé à son ordinateur, sa geekitude dépasse largement sa simple utilisation (ou passion) pour ce dispositif. En effet, voilà une semaine que j'approfondis ma connaissance du geek et cet archétype est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît d'abord.
Le geek n'est pas seulement un enthousiaste des technologies, c'est une personne qui cultivent un certain nombre de passions, souvent reliées au domaine de l'informatique, des technologies et de la science fiction, avec lesquelles il entretient un rapport d' "expert". Le geek est geek parce qu'il a développé des compétences extrêmement pointues par rapport à ses passions, allant par exemple jusqu'à apprendre une langue imaginaire (le klingon de Star Trek, l'elfique du Seigneur des Anneaux, etc.) pour satisfaire sa curiosité envers l'objet de sa passion.
Je participe ce soir à une table ronde à l'émission Ados-Radio à la radio de Radio-Canada et c'est ce qui a le déclencheur de cette petite réflexion sur le geek. Je compte rédiger un billet sur le blogue Cultures • Médias demain, afin de partager un point de vue plus scientifique sur la figure du geek. Je suis très curieuse d'entendre les jeunes qui seront à la table ronde ce soir afin de discuter de leur vision du phénomène geek. L'un des aspects particulièrement intéressant selon moi est le fait que ce mot passait pour une insulte il n'y a pas si longtemps, alors qu'aujourd'hui il devient pratiquement un synonyme de cool - ou du moins il entre dans la culture mainstream.

Je termine en vous partageant que par souci de transparence, j'ai testé mon propre niveau de geekitude grâce au test Inner Geek : je me classe à mi-chemin entre le niveau Geek et Total Geek, ce qui n'est pas mal compte tenu du nombre de compétences informatiques que je ne possède pas et de la quantité de films que je n'ai pas vus... Mais bon, tel que mentionné plus haut, comme tous les geeks, j'ai d'autres passions dans lesquelles I guess I'm a geek!

4 commentaires:
Il y avait une époque ou le mot geek était synonyme de mésadapté à la société. C'était mon aspect préférer du phénomèe.
Aujourd'huic'est hype d'avoir un ami geek, c'est presqu'un must. On s'en vente, on compare nos geeks. Qui à la meilleur carte de geek? Quel geek à les meilleurs stats?
Je veux retourner dans l'ombre. Je veux mes débats innutiles sur l'implantation d'un standard superficieldans des pratiques de développements.
#nostalgie :P
Pauvre glimps... ;-)
Force est d'admettre que ce qui est "off" un temps à tendance à devenir vraiment "in" quelques années après...
Félicitations, Mélanie! Great piece. I've always been partial to girl geek chic, myself. That loveable mix of nerdy girliness, while being smart, bold and techno-savvy. It would be interesting to also know how the 'geek' archetype is gendered?!
Anyway, go geek girl go!
Salut, on te cherche... ton adresse courriel?
podcast@lesbeauxrealroux.ca
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