J'ai eu un coup de cœur...
lundi 23 mars 2009
dimanche 22 mars 2009
Un roman "extrêmement ludique et incoyablement formidable"
Depuis que j'ai pris mes résolutions concernant mon engagement culturel, je me suis remis à lire des romans, des essais, des poèmes, bref autre chose que des articles scientifiques pour ma maîtrise. Depuis, j'ai lu deux ou trois trucs d'ici et d'ailleurs dont je vous parlerai bientôt. Mais pour l'instant, il y a ce petit bouquin dont je n'attendais rien.
À Noël, mon amie Babette m'a posté un cadeau : un roman de l'Américain Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près. Babette a toujours eu un penchant pour la littérature, générallement j'ai confiance en son bon goût. Mais les dernières traductions que j'ai lues m'avait laissée aigrie... et la couverture du livre de Safran Foer est franchement moche, une main rouge ketchup sur fond violet. C'est trivial, mais je n'aime pas ne pas aimer une couverture de livre.
Toujours est-il qu'après deux mois à le laisser faire de la figuration sur ma table de chevet, je me suis décidée à lire ce livre. Et j'adore! L'auteur nous emmène dans la tête d'un garçon très intelligent, Oskar, mais néanmoins très enfantin dans sa manière d'appréhender le monde, qui essaie de se refaire à sa façon après le décès de son père. dans les attentas du 11 septembre .
La plume de ce jeune romancier dépeint les émotions de manière indirecte, en travaillant les arrière-plans, en mentionant quelques détails. Cela donne un récit très touchant, où l'on rit de bon coeur puis où l'on est franchement ému, mais en conservant un recul, une pudeur. Le jeu narratif est brillant, le petit Oskar est formidable d'inventivité et de désarroi. D'ailleurs, ce personnage me rappelle le Momo de Romain Gary : on s'y attache, on ne peut arrêter de lire et on est triste de le quitter.
À Noël, mon amie Babette m'a posté un cadeau : un roman de l'Américain Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près. Babette a toujours eu un penchant pour la littérature, générallement j'ai confiance en son bon goût. Mais les dernières traductions que j'ai lues m'avait laissée aigrie... et la couverture du livre de Safran Foer est franchement moche, une main rouge ketchup sur fond violet. C'est trivial, mais je n'aime pas ne pas aimer une couverture de livre.
Toujours est-il qu'après deux mois à le laisser faire de la figuration sur ma table de chevet, je me suis décidée à lire ce livre. Et j'adore! L'auteur nous emmène dans la tête d'un garçon très intelligent, Oskar, mais néanmoins très enfantin dans sa manière d'appréhender le monde, qui essaie de se refaire à sa façon après le décès de son père. dans les attentas du 11 septembre .
La plume de ce jeune romancier dépeint les émotions de manière indirecte, en travaillant les arrière-plans, en mentionant quelques détails. Cela donne un récit très touchant, où l'on rit de bon coeur puis où l'on est franchement ému, mais en conservant un recul, une pudeur. Le jeu narratif est brillant, le petit Oskar est formidable d'inventivité et de désarroi. D'ailleurs, ce personnage me rappelle le Momo de Romain Gary : on s'y attache, on ne peut arrêter de lire et on est triste de le quitter.
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mardi 3 mars 2009
Vivre la couleur : l'expérience Tousignant
Samedi dernier, j'ai profité de la Nuit Blanche pour faire une saucette culturelle. Au menu de la soirée, la rétrospective de Claude Tousignant au Musée d'Art contemporain. Je ne suis pas une grande fan de la peinture abstraite, mais j'avais entendu Madame Grimaldi faire une critique fort élogieuse de cette expo, mentionnant avoir "senti la couleur vibrer" devant certains tableaux du peintre québécois. Ces propos m'avaient intriguée, j'allais donc au Musée avec toute mon ouverture d'esprit et mon enthousiasme dans ma petite poche d'en arrière.
Je n'ai pas été déçue. Si les premières oeuvres affichées m'ont laissée tiède, bien vite les immenses cercles concentriques de la série des Gongs m'ont subjuguée : je suis restée de longues minutes à cligner des yeux devant ces cibles géantes au couleurs fluorescentes.
Peintes dans les années 60 avec une précision maniaque (je voudrais bien savoir comment il a pu peindre des lignes courbes si nettes...), ces toiles incarnent une réflexion sur la densité de la couleur et sur la dimension plane du tableau. Tousignant emploie donc des peintures saturées, très pigmentées et les imbriques dans un jeu de cercles qui font cafouiller nos neurones : on voit des reliefs où l'on sait pertinemment qu'il n'y en a pas, on voit du rose là où il n'y a que des lignes oranges et bleues, on hallucine une ondulation là où rien ne bouge. Et c'est franchement déconcertant. L'effet est décliné suivant les diverses versions des Gongs ; le peintre vieillit et les rayures épaississent, les couleurs se tamisent. Mais les effets de profondeurs et d'ondulations développées sont encore perceptibles.
Puis, Tousignant se tourne vers le monochrome et poursuit sa réflexion sur la couleur. Il y a quelque chose d'impénitent et de pédagogique dans cette expo : on se fait la réflexion qu'il fallait être un artiste culotté pour exposer des panneaux monochromes, tout en admettant qu'il y a effectivement des sensations différentes à se trouver devant un gigantesque tableau rouge sang, puis son jumeau jaune citron. C'est là que l'artiste frappe juste : il n'est pas hermétique, sa réflexion sur la couleur et la toile comme objet nous rejoint. Effectivement, on vit la couleur, les texture et les formes là où il n'y a que du plat.Les commentaires à l'entrée de chacune des sales bonifient vraiment la visite et permettent au néophyte - dont moi! - d'apprécier à sa juste valeur cette rétrospective. L'exposition est en place jusqu'au 26 avril. À votre place, j'irais faire un p'tit tour.
Plus d'infos sur l'artiste ici, où j'ai trouvé les images de ce billet : http://tousignant.virtuel.macm.org/1000.php
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