mercredi 28 janvier 2009

Chers podcasters,

Cela fait quelques jours que je détruis mon dos et me tricote une tendinite à force de transcrire méticuleusement le compte-rendu des entretiens que plusieurs d'entre vous m'ont accordés pour ma recherche de maîtrise. Je passe donc mes journées avec Laurent, Sylvain, Julien, Jeremy, Marie-Chantale, Georges et autres Beaux Réals roux. Et je dois dire que c'est très intéressant tout ça... C'est que, tout en transcrivant texto les entrevues, je prends des notes, je griffonne des pistes d'analyse, je soulève des questions.

Les contributions sur le web, la création, la confiance, l'authenticité, le délire et le fun de faire tout ça... Terrain foisonnant où je m'amuse bien, je dois dire. Vraiment, j'ai en ce moment un élan naïf de fascination pour la complexité de l'être humain. Ne sommes-nous pas des bibittes franchement épatantes? Nous avons manifestement en nous quelque chose qui nous pousse à nous exprimer, à créer, à explorer. Et ça nous pousse vers nous-mêmes et vers les autres.

Hum, je sais, je suis bien philosophe aujourd'hui. Probablement que je n'ai pas vu assez d'êtres humains ces derniers jours.

Bon, je retourne à mon mémoire et à mes trasncriptions si je veux finir avant le printemps. Je voulais simplement vous tenir au courant. J'espère que vous allez ien, que l'hiver vous est agréable et que l'on se croisera bientôt.

xx

jeudi 22 janvier 2009

Entrevue de Dave St-Pierre

Ces jours-ci le milieu de la danse montréalais se délecte de la nouvelle création de Dave St-Pierre, Over My Dead Body, dernier opus de la trilogie Sexologie et autres utopies contemporaines. J'avais été secouée et touchée par le deuxième volet de cette oeuvre, Un peu de tendresse bordel de merde, et j'ai vraiment envie de voir le spectacle qui tient l'affiche ces jours-ci à Tangente.

Sauf que des projets personnels et professionnels me tiennent occupée, trop pour aller voir les danseurs se fendre en quatre sur scène. Je le dis comme ça, parce que St-Pierre a un rapport au corps qui frôle la violence. Sans vouloir analyser un être que je e connais pas, on peut imaginer la douleur qui doit courir dans la chair d'un chorégraphe atteint de la fibrose kystique qui observe son corps dépérir au fil des semaines. Over My Dead Body, où St-Pierre danse et pousse sa machine aux limites de sa maladie, doit forcément atteindre des sommets de dureté (envers le corps et ses tabous) et de tendresse (envers la vie et les humains).

En attendant que de nouvelles dates ne soient annoncées, en attendant de voir le show, je me rabats sur une entrevue que St-Pierre a acordée au sympathique portail indépendant Indyish.

mercredi 14 janvier 2009

Myope comme une taupe

Lorsqu'il fait très très froid, comme aujourd'hui sur tout le Québec, les personnes qui portent des lunettes se voient affligées d'un problème supplémentaire ignoré des non-porteurs de lunettes. Il s'agit de la gestion du foulard.

En effet, ado, alors je commençais à porter mes lunettes en permanence, je fis la désagréable expérience de joindre le port du foulard ou du cache-cou à celui des lunettes. J'explique : si on monte le foulard trop haut et que l'on se couvre le nez (ce qui est généralement souhaité lorsqu'on mange un blizzard en pleine face en mettant le pied dehors), de la condensation se forme sur les verres des lunettes et, à cause du froid, se change illico en frimas. À l'époque, j'avais été outrée de devoir désormais me geler le nez pour voir clair en marchant.

Aujourd'hui, j'y suis habituée. Mais par jours de grand froid, je me surprends à machinalement monter mon foulard, pour le redescendre 2 respirations plus loin. Rien n'a faire. Ou bien j'ai chaud au nez et j'enlève mes lunettes, ou bien je me gèle un brin le visage et je vois où je mets les pieds.

Et les inconvénients du port de verres hivernal ne s'arrêtent pas là. Je me sens toujours un peu ridicule pendant les quelques secondes où je ne vois absolument rien lorsque j'entre dans un lieu chaud après avoir été au froid. De la buée se forme dans mes lunettes, m'obligeant à les enlever et à les essuyer en public. Or, j'ignore bien pourquoi, ce geste est comme impudique pour moi! Je sais, c'est étrange. Mais c'est comme ça.

J'ai un objectif personnel très clair depuis bientôt 2 ans : je m'offre la correction de la vue pour mes 30 ans. Quand j'ai expliqué ce projet à Chéri, il s'est montré surpris : des lunettes, c'est tellement sexy! C'est joli, ça te va bien! Ha bon. Je savais pas. Ça m'a un peu secouée de savoir qu'il aimait tant me vois avec mes lunettes. Et puis des amis m'ont raconté des histoires d'horreur sur des chirurgies ratées. Et puis un ami de gars m'a avouée qu'il trouvait ça craquant, les filles à lunettes.

Mais si croyez que ça va me faire changer d'idée! Ha! Prenez votre douche tous les jours avec sur Saran Wrap devant les yeux voir comment vous trouvez ça être myope comme une taupe.

Vidéo joli et marketing

Un p'tit vidéo mignon, avec un bon punch éco-publicitaire à la fin.

lundi 5 janvier 2009

En 2009

Alors, pas trop abusé de la dinde, du ragoût et autre tourtière?

Personnellement, j'en suis au stade où je rêve de salades, des soupes maison et de crudités. Quoique j'avoue gérer de manière serrée les derniers fudges préparés par ma mère et que j'ai eu la volonté de ne pas manger en une seule journée.

Je n'ai toujours pas fait un arrêt pour me demander ce que je souhaite à 2009. Il me semble que les années de ma vie qui ont été les plus riches sont celles où j'étais habitée par un ou des objectifs. des années où j'avais soif de quelque chose de très précis : une nouvelle maison comme un nid, un amour sain, un projet intellectuel ou artistique, un avancement professionnel, un changement de carrière. Mais dernièrement je me suis laissée bercée par la succession des mois, des saisons, sans trop me questionner.

Des enfants? Non, pas tout de suite. Un voyage? Oui, même plusieurs si possible, mais où, avec qui et à quelles fins? Voilà, je dois m'asseoir un moment et dessiner les contours de mes rêves à concrétiser en 2009. Déjà, je souhaite finir ma maîtrise, et dès cet hiver! Mais ensuite ça devient très flou. Un boulot, ok mais lequel et où? La pige me tente énormément, j'aime la liberté d'horaire et je crois que mon retour à l'école m'a outillée pour affronter l'insécurité inhérente au travail autonome. Reste à définir l'objectif clair de ce que serait ma démarche professionnelle comme pigiste. Et puis il y a toutes ces choses très personnelles, ces défis du quotidien en couple.

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C'est bizarre, car je connais certains lecteurs, et en ignore d'autres. Mais toujours est-il que je souhaite à tous une année douce, faite de petits plaisirs et de projets que l'on concrétise tranquillement, mais sûrement. Je souhaite aussi un brin de folie à chacun, parce que vraiment on est souvent beaucoup trop raisonnables. Et je vous mets aussi au défi de renouer avec les p'tits mots de boîte à lunch : un papier surprise dans le sac, ça fait toujours un petit bonheur à un moment où on ne l'attend pas.