lundi 15 juin 2009

Un orage, une goutte et un peintre

Aujourd'hui, en rentrant à la maison, j'ai été surprise par l'orage. Je suis arrivée trempée. Au nom de mon ordinateur, j'ai remercié mentalement les fabricants de sac à dos qui enduisent leur produits de produit imperméable. Et j'ai observé la lumière changer. Il me semble que les jeux de lumière qui précèdent et suivent les orages ont quelque chose de fort et d'émouvant à la fois. Je ne saurais l'expliquer, mais je me souviens clairement une peinture qui captait un peu de ce sentiment.

Claude Théberge est un peintre québécois qui a connu une trajectoire intéressante, gagnant plusieurs prix et bénéficiant d'une renommée internationale. Ici, on a commencé à entendre parler de lui dans les années 90 (hors des milieux artistiques j'entends), notamment par le biais des parapluies affichant des reproductions de ses toiles. C'est de cette manière absolument pas glamour que j'ai découvert ce peintre : je vendais des paprapluies dans une boutique de St-Sauveur, dans les Laurentides.

J'ai vite retenu le nom de ses toiles, du moins celles qui servaient de canevas aux parapluies. Plus tard, à Montréal, j'ai revu de ses toiles ici et là, dans des galeries. Sa signature visuelle est facile à reconnaître : des couleurs gaies, souvent des parapluies, ou encore des rubans et des foulards au vent, et puis des gouttes. Des gouttes d'eau qui semblent étrangement réelles dans un univers figuratif et naïf.
On connait peu les peintres québécois, encore moins nos contemporains. Théberge est décédé il y a un peu plus d'un an. Un orage m'aura permis de me souvenir de ses parapluies, de ses gouttes et de ses amoureux sans visages, foulard au vent.

1 commentaires:

La Méduse et le Renard a dit…

J'aime beaucoup la première peinture. La Méduse est passée par ici, elle repassera par là...