mardi 5 mai 2009

Finalement, je succombe

Bon, je dois confesser un truc. En vacances, j'ai manqué de lecture. J'avais apporté l'excellent roman de Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près, dont j'avais parlé ici. J'en ai dévoré la fin le premier avant-midi passé sur la plage. Je me suis ensuite rabattue sur des magazines de mode, lecture de vacances par excellence. Puis, j'ai manqué de lecture.

Ma petite soeur m'avait parlé de Twilight avec enthousiasme dans le temps de fêtes - le genre d'enthousiame louche pour une jeune femme de carrière de 25 ans qui parle de littérature romantico-science fictionnelle pour les adolescentes américaines... Ma moyenne soeur, qui elle déteste lire et considère les Archie comme des "livres", a lu Twilight aussi. Les 4 tomes de 500 et quelques pages, en un mois. Elle en lisait d'ailleurs frénétiquement les dernières pages sur la plage, pendant nos vacances.

Alors j'ai demandé à voir. Ou plutôt à lire. Prévoyante, ma petite soeur avait apporté le tome 1 de la saga de Stephenie Meyer dans ses valises, me garantissant que j'allais embarquer.

Ouin. Les vampires et la science fiction ne font pas partis de mon régime littéraire.

Sauf que l'époque lointaine du secondaire (du high school dans ce cas-ci) et de ses romances sont des éléments universels (en Occident du moins). Et que malgré une absence totale de style dans sa plume, Meyer sait raconter une histoire. Ces éléments joints font que non seulement j'ai lu ce bouquin qui rend folles l'ado nord-américaine moyenne, mais qu'en plus j'ai sucombé.

Contre toutes attentes, j'ai joint ma pâmoison pour le ténébreux Edward à celle des milliers de fans, j'ai intégré la mythologie vampiresque de Meyer et j'ai espéré le baiser entre Juliette et son Roméo. Alors lecture adolescente ou pas, cliché dégoulinant de romance ou pas, opération commerciale ou pas, le mal est fait : je suis maintenant une twilighter.