dimanche 22 mars 2009

Un roman "extrêmement ludique et incoyablement formidable"

Depuis que j'ai pris mes résolutions concernant mon engagement culturel, je me suis remis à lire des romans, des essais, des poèmes, bref autre chose que des articles scientifiques pour ma maîtrise. Depuis, j'ai lu deux ou trois trucs d'ici et d'ailleurs dont je vous parlerai bientôt. Mais pour l'instant, il y a ce petit bouquin dont je n'attendais rien.

À Noël, mon amie Babette m'a posté un cadeau : un roman de l'Américain Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près. Babette a toujours eu un penchant pour la littérature, générallement j'ai confiance en son bon goût. Mais les dernières traductions que j'ai lues m'avait laissée aigrie... et la couverture du livre de Safran Foer est franchement moche, une main rouge ketchup sur fond violet. C'est trivial, mais je n'aime pas ne pas aimer une couverture de livre.

Toujours est-il qu'après deux mois à le laisser faire de la figuration sur ma table de chevet, je me suis décidée à lire ce livre. Et j'adore! L'auteur nous emmène dans la tête d'un garçon très intelligent, Oskar, mais néanmoins très enfantin dans sa manière d'appréhender le monde, qui essaie de se refaire à sa façon après le décès de son père. dans les attentas du 11 septembre .

La plume de ce jeune romancier dépeint les émotions de manière indirecte, en travaillant les arrière-plans, en mentionant quelques détails. Cela donne un récit très touchant, où l'on rit de bon coeur puis où l'on est franchement ému, mais en conservant un recul, une pudeur. Le jeu narratif est brillant, le petit Oskar est formidable d'inventivité et de désarroi. D'ailleurs, ce personnage me rappelle le Momo de Romain Gary : on s'y attache, on ne peut arrêter de lire et on est triste de le quitter.