mercredi 17 décembre 2008

Guignolée du web

Je fais une pause dans mon après-midi de lecture intensive à la BaNQ pour signaler la Guignolée des blogueurs (bravo à Michelle Blanc pour l'idée).  Soyons généreux depuis le conforts de notre foyer!


Donnez! Guignolée des médias sociaux et numériques

lundi 15 décembre 2008

Étonnant

Je trouve toujours étonnant de constater comment plusieurs personnes vont dans les toilettes publiques et "oublient" de se laver les mains en sortant. Pourtant, ces mêmes personnes sont peut-être dédaigneuses, elles ont peut-être horreur de prêter leur bouteille d'eau à leur meilleure amie. Ou encore elles n'aiment pas prendre le métro parce les gens sont trop collés les uns sur les autres à l'heure de pointe. Ou elles disent à leur bébé de ne pas mettre de la terre dans sa bouche. Ou elles lavent la laitue minutieusement parce qu'il y a parfois des pucerons et que les pucerons, c'est sale.

Les gens sont vraiment plein de paradoxes.

jeudi 11 décembre 2008

Déguster chez Lenoir Lacroix

J'essayais de me concentrer malgré le bruits des marteaux qui provenait de l'appartement du dessous. Pas moyen. Alors je me suis dit que j'allais essayer ce nouveau café, coin St-Laurent et Shamrock, à deux poils de carotte du Marché Jean-Talon. J'avais passé devant souvent, ça avait l'air lumineux, peut-être un brin pompeux.

Je m'y suis risquée aujourd'hui.

L'endroit est abondamment vitré, la lumière du jour y entre donc à flots. Le mobilier est minimaliste sans abuser du blanc. Mais surtout, on y offre un vaste choix de thé en feuilles, à infuser dans une théière Bodum, ainsi que de très bons lattes. La connexion internet est gratuite et rapide. Les produits offerts sont choisis selon les principes du commerce équitable. Le plus : le monsieur au comptoir est très sympathique et les prix sont très corrects. Le bémol : le café partage son entrée avec celle du Remax, en plus de faire bizarre on entend le bruit de la réception.

Je suis donc bien contente d'avoir découvert le Lenoir Lacroix Degustarium. J'y ai travaillé quelques heures, les pieds au chauds sur le calorifère, attablée au comptoir fenestré qui donne sur le boulevard St-Laurent. En prime, j'ai avancé la lecture d'un livre de Stuat Hall. Ha!

Définitivement à retenir pour la suite de la rédaction de mon mémoire...

mardi 9 décembre 2008

Magasiner pas cher à Montréal - Mes 7 trucs

Ha, l'économie malmène votre porte-feuille en cette période des fêtes? Pas de souci, il y a moyen de moyenner. C'est que voyez-vous, depuis mon retour aux études il y a maintenant deux ans, j'ai réappris à faire des miracles avec un micro-budget. Je me permets donc un billet très "magazine féminin" et vous partage mes trucs de magasinage.

Bien sûr, on peut cuisiner : faire du fudge et des marinades, dorer des pralines et mitonner des confitures. Je ne suis pas contre, même que j'adore recevoir des trucs faits maison, mais je n'ai jamais le temps de faire ça. Je fais de jolies boucles d'oreille, mais sinon, le temps me manque pour faire une Marta Stewart de moi-même.

#1 Agir en solo.
Magasiner toute seule permet d'être beaucoup plus efficace et de se déplacer de manière plus fluide parmi les badauds. Il faut cependant être assez certaine de nos choix pour pouvoir se passer de l'avis de quelqu'un. Pour éviter la panne d'inspiration, je fais au préalable une liste des personnes à qui je compte offrir un cadeau de Noël, j'attribue un budget à chacun et je note en toutes les idées qui pourraient convenir à chacun. Quand j'ai peu d'idées, je note de grands thèmes. Ensuite, ma liste dans ma poche, je pars à la chasse.

#2 À découvrir : la plaza St-Hubert.
Bien sûr, la plaza n'a ni Starbuck ni boutique concept comme les grandes artères du centre-ville. Mais justement, la plaza se développe tranquillement une personnalité plus sympathique et moins "tissu qui shine dans les tons de pêche" qu'avant. J'aime bien Belles et rebelles, portez attention à la section solde où on trouve plein de bijoux beaux bons pas chers.

Je confesse aussi aller fouiner dans les divers magasins du dollars de la plaza. (il y en a au moins 4!) On y déniche parfois des accessoires de cuisine franchement bien et plusieurs articles de décoration et d'emballage. Il y a bien sûr beaucoup de scrap, mais j'y ai entre autre découvert un plat de service en faillance qui sera parfait pour accueillir un rôti de porc farci. Il y a aussi le Rona, près de la rue Beaubien qui offre une belle sélection d'objet de cuisine à moindre prix que certaines boutiques chic de la rue Laurier.

#3 À découvrir : le 6e étage du La Baie.
Le dernier étage du magasin à grande surface du centre-ville est en fait une vaste solderie. Vêtements, accessoires, chaussures et articles déco y sont liquidés pour une fraction du prix initial. Armé d'un peu de patience, on peut y faire des découvertes géniales puisque La Baie a plusieurs griffes de chois parmis ses fournisseurs. On y trouve même des vêtements de designers québécois!

#4 Penser au vrac.
Les boutiques d'aliments en vrac sont de bonnes idées pour qui veut bien se donner la peine de faire un peu de réemballage. Par exemple, on y trouvera de la tisane ou du thé en vrac qui, une fois transvider dans un pot de verre (débusquer dans un palace de la piastre) et orné d'un petit ruban, fera un joli présent pour la soeur grano ou le collègue zen. Pour une intéressante sélection de tisanes en vrac, la Bottine aux herbes sur St-Denis est un bon choix.

#5 Se réconcillier avec Canadian Tire.
Hé oui, cet espace éclairé au néon qui sent le pneu jusque dans le fond de l'allée des accessoires saisonniers cache de petites trouvailles. Quand on cherche un truc utile pour la maison, la cuisine ou la déco, le Canadian Tire peut répondre à nos attentes.

#6 Écumer les entrepôts.
Il y a à Montréal plusieurs boutiques de liquidation, comme le Surplus, rue St-Laurent, où on liquide vêtements et accessoires Diesel. Il y a aussi plusieurs boutiques de ce genre, métro Namur, notamment un centre de liquidation Le Château. J'y vais surtout pour les bijoux et les accessoires, spécialement les ceinture et les sacs à main.

#7 Penser local (dans mon cas, c'est la Petite Italie).
De manière générale, je fouine dans divers commerces et épiceries de mon quartier. Il y a de plus en plus d'ateliers et de boutiques qui offrent des trucs originaux, uniques et dans une large palette de prix.

Par exemple, j'ai trouvé chez Opaline, rue St-Zotique, des boucles d'oreilles vraiment jolies et très design, fabriquées par une joallière québécoise, à prix doux. Les gars, si vous cherchez un bijou pour votre douce, allez fouillez par là, il y a de tout pour tous les goûts (et les coûts).

lundi 8 décembre 2008

Quand la plomberie gèle

Grrrr... Ce matin, Chéri et moi nous sommes réveillés dans un appartement sans eau : les tuyaux ont gelés pendant la nuit. C'est que nos propriétaires, qui habitent juste en dessous de nous, ont décidé de faire creuser un sous-sol pour agrandir leur 6 1/2 en même temps que leur famille.

Moi, je suis plutôt une locataire accomodante pour ce genre de chose : mon père est menuisier-charpentier et les bruits de scie ronde et de pépine ont pour moi quelque chose d'assez bucolique, car ils ont été la trame sonore de mon enfance. Ils y avaient toujours des gens de la famille qui rénovaient ou se contrsuisants près de chez mes parents (ben, oui, dans le bois d'où je viens, mes voisins étaient mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et divers oncles et leurs épouses). Alors on entendait tout le temps des bruits de travaux de construction pendant l'été et jusqu'au gel.

Sauf que là, notre triplex a les fesses à l'air : le sous-sol est creusé et il attend qu'on lui pose des fenêtres et que l'on rebouche sont mur arrière. Il fait donc aussi froid dans le sous-sol qu'au-dehors. Et le proprio a coupé le chauffage sans le vouloir avant de quitter hier soir. Nos tuyaux ont donc gentiment gelés pendant la nuit. Malgré les chaufferettes installées devant nos tuyaux ce matin, nous n'avons toujours pas d'eau. Niette.

Alors je m'apprête à faire mon baluchon pour aller faire du camping chez ma belle-mère. Je l'aime bien ma belle-mère, mais comme dit Chéri, ça nous casse le début de semaine tout ça.

Heureusement, la météo prédit que le mercure grimpera au-dessus de zéro mercredi, le réchauffement climatique devrait donc nous premettre de réintégrer notre maison avec une douche et une toilette fonctionnelles.

mercredi 3 décembre 2008

Faire son terrain ou "Des souris et des hommes"...

Mais non, je ne parle pas d'arpenter une terre en friche quelque part dans les Laurentides. Je parle de réaliser l'enquête qui me permettra de valider mes hypothèses de recherche à la maîtrise. C'est drôle, mais je réalise que les gens près de moi ne pensaient pas que ce genre de démarches faisait partie de la démarche de recherche universitaire. Surtout en sciences sociales.

C'est plus commun d'avoir une certaine idée de l'étudiant en sciences "dures" (biologie, chimie, médecine, etc.) qui doit valider ses hypothèses par des tests en laboratoires, voire sur des souris ou des rats. Mais en sciences sociales, le nom le dit, ce sont les humains qui sont les souris. Alors je rencontre depuis presque deux semaines des podcasters qui ont la gentillesse de prendre de leur temps pour se prêter au jeu de l'entrevue, de la discussion devant magnéto.

À l'écoute des fichiers de ces entrtiens, je réalise deux choses (mis à part le fait que j'ai encore beaucoup de pain sur la planche avant d'aboutir à mon mémoire) :

1- Je n'ai pas encore interroger de femmes. J'en ai contactées, peu m'ont répondu, j'ai une entrevue planifiée avec une seule. Podcasteuses, où êtes-vous? Je n'ai pas contacté toutes les podcasteuses du coin, mes moyens étant ceux d'une étudiante qui fait de son mieux avec le temps qui lui est imparti, mais si vous lisez ces lignes et pensez à une amie/soeur/tante/collègue qui tent un podcast, signalez-le moi! si son podcast cadre avec mes critères de sélection (rigueur méthodologique oblige), je la contacterai avec joie!

2- Je ris vraiment comme Goofy. Je m'écoute et je n'en reviens pas. On m'avait déjà dit que j'avais un rire qui est, comment dire, pas terriblement cristallin... mais quand même! N'ayez crainte, j'aime trop rigoler pour y changer quoi que ce soit. C'est mon rire et puis c'est tout. :-)

lundi 1 décembre 2008

Le charmant réconfort de Babine

Je suis de ces ignares qui n'ont jamais vus Fred Pellerin en spectacle. On m'a pourtant vanté les talents du conteur de St-Élie-de-Caxton et je suis certaine que je passerais un bon moment en sa compagnie. En attendant, j'ai tout de même fait saucette dans son monde, par le film Babine réalisé par Luc Picard.



Ce film es construit en courte-pointe, on suit l'histoire de Babine, le fou du village, à travers divers tableaux. Si on sent que le budget a manqué pour la création de certains effets spéciaux, on pardonne rapidement ces limites tant l'histoire est jolie. Les images sont lumineuses, le village de St-Élie rappelle les petits bourgs de nos livres d'enfants et les comédiens semblent profondément heureux de donner vie à des personnages aussi charmants, décalés et humains.

D'ailleurs, les acteurs sont tous très bons, spécialement Vincent-Guillaume Otis qui incarne un Babine crédible et inspiré. Seuls les paroles du Vieux Curé et trois ou quatre répliques réparties ça et là m'ont semblées moins senties. Ces quelques accrocs sont minimes vus l'ampleur du défi que représente l'adaptation de la langue des contes. Car les textes auraient pu être mal transposés hors de la bouche de Pellerin, mais la plupart des acteurs ont su en préserver la saveur et la dentelle : les mots du conteur jouent avec les conventions et les métaphores pour le plaisir de nos oreilles.

Ce film est joli, sympathique à écouté et charmant à regarder. On se fait mené en bateau avec plaisir, se sentant à la fois en terrain connu (celui du Québec de "quand du temps, y en avait encore") et en contrée lointaine (celle d'un village mené par un brin de folie et un curé teigneux). C'est là tout le charme de Babine : plongé dans un univers surréaliste comme notre cinéma n'en a jamais créé, on se retrouve pourtant tout près de nos racines. Enfin, une histoire qui sent la ceinture fléchée présentée autrement qu'à la sauce des Filles de Caleb! Et ça, ça fait du bien. Alors prenez un bon chocolat chaud, bravez la neige et aller au cinéma, juste pour voir.