Mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie?
Une question que l'on se posait à 16 ans, au moment de remplir le formulaire de demande d'admission au cégep. Que l'on s'est posée ensuite souvent, au cégep, à l'université, au retour d'un voyage particulièrement stimulant.
Mais le pire (ou le plus merveilleux?) c'est que l'on se la pose encore. Après quelques années sur le marché du travail. Après un retour aux études. Après un début de carrière dans x domaine.
Mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie?
Des enfants, ça c'est sûr. Un roman aussi, mais plus tard, pas maintenant. Des voyages. Plein de voyages! Et un jardin. Et un joli chalet avec une grande galerie. Et des gros déjeuners les dimanches matins.
Mais entre tout ça?
***
J'ai ma plus vieille amie, Babette, qui vit maintenant loin de la ville, près du fleuve au pied de la Gaspésie. C'est une fille brillante, cultivée, curieuse et simple comme tout.
Il y a bientôt trois ans, elle a laissé appartement à Montréal et carrière de chercheure de biologie pour rejoindre son amoureux là-bas. Elle savais ce qu'elle laissait, mais pas ce qu'elle allait trouver. Elle savait qu'il y aurait moins de rues, moins de maisons, moins de bruits, plus d'espace et l'air salin.
Et elle a trouvé un emploi dans une boulangerie artisanale. Voilà. Le pain et Babette, ça a cliqué. Elle est aujourd'hui boulangère. Elle commence ses journées à 2h30 du matin, parfois, quand elle ne s'occupe pas des pâtes spéciales, elle commence plus tard, à 4h. Et elle est heureuse comme tout.
***
C'est pas un peu ça qu'on cherche tous?