Chéri et moi, regardant La Zone olympique à la télé.
- Chéri, mets Radio-Canada.
- C'est Radio-Canada ça.
- Ben non, c'est TQS.
- ...
- C'est pas un genre de 110% version Pékin 2008?
- Oui, mais c'est Radio-Canada pareil.
- ...
jeudi 14 août 2008
mardi 12 août 2008
Rêve olympique
Je suis asthmatique. Je ne me souviens pas ne pas l'avoir été. Quand j'étais petite et qu'on m'a expliquée que j'avais une maladie, je me souviens avoir été vraiment triste pour mes poumons. Pour me consoler, le médecin m'a parlé de Sylvie Bernier.
Les Jeux de Los Angeles venaient de se terminer et l'athlète québécoise avait raflé l'or au tremplin de 3 m ; la première médaille d'or canadienne en plongeon! J'avais 4 ans, je ne connaissais pas Sylvie Bernier, mais le médecin m'a raconté son exploit et m'a dit : " Tu vois, c'est une grande championne et elle est asthmatique elle aussi."
Je me suis mise à m'intéresser au plongeon. Les pirouettes impossibles que réussissaient à faire les plongeurs dans les quelques millièmes de secondes que durent leur chute m'impressionnaient. Toute cette maîtrise du corps, la beauté des gestes, le défi de faire une entrée à l'eau sans éclaboussures...
J'ai voulu devenir plongeuse moi aussi. Et aller aux Jeux olympiques un jour.
Maman, raisonnable, m'a dit de commencer par le début : apprendre à nager. Comme c'était pleine de bon sens, j'ai commencé à suivre des cours de natation à 6 ans, avec ma sœur et mes cousins. Jaune, Orange, Rouge, Marron, ... Les petites badges à coudre sur le maillot s'accumulaient, mais malgré cela, ça n'allait pas du tout : j'avais des ennuis post-piscine. De jolies plaques en peau de crocodile qui me zébraient le corps d'un bout à l'autre.
Une batterie de test plus tard, le médecin qui m'avait parlé de Sylvie Bernier nous a rencontrés, ma mère, moi et mon rêve olympique. "Madame, votre fille est allergique au chlore." Finito les cours de natation, oublie ça les éventuels cours de plongeon.
Sauf qu'il n'a jamais trouvé d'athlète allergique au chlore pour que je m'en fasse un modèle.
Les Jeux de Los Angeles venaient de se terminer et l'athlète québécoise avait raflé l'or au tremplin de 3 m ; la première médaille d'or canadienne en plongeon! J'avais 4 ans, je ne connaissais pas Sylvie Bernier, mais le médecin m'a raconté son exploit et m'a dit : " Tu vois, c'est une grande championne et elle est asthmatique elle aussi."
Je me suis mise à m'intéresser au plongeon. Les pirouettes impossibles que réussissaient à faire les plongeurs dans les quelques millièmes de secondes que durent leur chute m'impressionnaient. Toute cette maîtrise du corps, la beauté des gestes, le défi de faire une entrée à l'eau sans éclaboussures...
J'ai voulu devenir plongeuse moi aussi. Et aller aux Jeux olympiques un jour.
Maman, raisonnable, m'a dit de commencer par le début : apprendre à nager. Comme c'était pleine de bon sens, j'ai commencé à suivre des cours de natation à 6 ans, avec ma sœur et mes cousins. Jaune, Orange, Rouge, Marron, ... Les petites badges à coudre sur le maillot s'accumulaient, mais malgré cela, ça n'allait pas du tout : j'avais des ennuis post-piscine. De jolies plaques en peau de crocodile qui me zébraient le corps d'un bout à l'autre.
Une batterie de test plus tard, le médecin qui m'avait parlé de Sylvie Bernier nous a rencontrés, ma mère, moi et mon rêve olympique. "Madame, votre fille est allergique au chlore." Finito les cours de natation, oublie ça les éventuels cours de plongeon.
Sauf qu'il n'a jamais trouvé d'athlète allergique au chlore pour que je m'en fasse un modèle.
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