L'artiste française Sophie Calle s'est fait plaquée par texto. Un jour, elle a reçu un message sur son téléphone mobile et son amoureux la laissait en terminant sur "Prenez soin de vous". Ça a rendu Sophie dingue : comment peut-on terminer une relation amoureuse de la sorte? Par SMS? Par "prenez soin de vous"?
Elle a demandé à une centaines de femmes (avocate, journaliste, danseuse, psychologue, auteure de livre pour enfants) d'analyser le texte de rupture. De ces regards féminins qui dissèquent la missive ou s'en servent comme d'un tremplin pour aller ailleurs est née l'exposition Prenez soin de vous.
Cette exposition est extrêmement intéressante quant au rapport à la rupture et à l'autre vu par la lunette de divers métiers, de diverses femmes. Comptable, lexicographe et juge portent un regard de nature différente sur le texte. La rationalisation à l'oeuvre est fascinante. À d'autres moments, écrivaine, graphiste et cruciverbiste donnent manient le texte avec fantaisie et pondent des perles de ludicité. La présentation des analyses et des créations, le plus souvent sur papier grand format placé sous verre, est fort soignée et les artéfacts originaux sont présentés dans des cartables muraux dans la plupart des cas. Seul bémol à Prenez soin de vous : la deuxième partie, composée presqu'uniquement de vidéos, est mal exploitée et moins prenante que la première. Les expériences vidéos sont inégales, pour quelques bijoux (Feist, sa voix et son ampli dans sa cuisine, Camille qui chante et tappe, ou encore une belle inconnue qui lit la lettre en japonais), on a droit à des interprétations moins heureuses... Mais malgré cela, vous passerez un bon moment en compagnie des femmes réunies par Sophie Calle.
L'expo est à Montréal au très bel espace du DHC/ART, dans le Vieux-Montréal. C'est gratuit, mais ça se termine le 19 octobre (dimanche!) donc faites-vite.
Elle a demandé à une centaines de femmes (avocate, journaliste, danseuse, psychologue, auteure de livre pour enfants) d'analyser le texte de rupture. De ces regards féminins qui dissèquent la missive ou s'en servent comme d'un tremplin pour aller ailleurs est née l'exposition Prenez soin de vous.Cette exposition est extrêmement intéressante quant au rapport à la rupture et à l'autre vu par la lunette de divers métiers, de diverses femmes. Comptable, lexicographe et juge portent un regard de nature différente sur le texte. La rationalisation à l'oeuvre est fascinante. À d'autres moments, écrivaine, graphiste et cruciverbiste donnent manient le texte avec fantaisie et pondent des perles de ludicité. La présentation des analyses et des créations, le plus souvent sur papier grand format placé sous verre, est fort soignée et les artéfacts originaux sont présentés dans des cartables muraux dans la plupart des cas. Seul bémol à Prenez soin de vous : la deuxième partie, composée presqu'uniquement de vidéos, est mal exploitée et moins prenante que la première. Les expériences vidéos sont inégales, pour quelques bijoux (Feist, sa voix et son ampli dans sa cuisine, Camille qui chante et tappe, ou encore une belle inconnue qui lit la lettre en japonais), on a droit à des interprétations moins heureuses... Mais malgré cela, vous passerez un bon moment en compagnie des femmes réunies par Sophie Calle.
L'expo est à Montréal au très bel espace du DHC/ART, dans le Vieux-Montréal. C'est gratuit, mais ça se termine le 19 octobre (dimanche!) donc faites-vite.

4 commentaires:
Wow! J'aurais adoré y aller! C'est bien que tu tiennes ta résolution culturelle si tôt! C'est fantastique, je trouve. Et ça m'a donné l'envie d'aller voir ce qui se passe au mois de décembre dans les musés à Mtl, question de me plonger dans un bain culturel qui durera quelques semaines à mon retour...je t'accompagnerai dans tes découvertes!
Je ne sais pas à quel point on peut avoir une relation intime en vouvoyant l'autre... Oui, c'est là dessus que j'accroche!
Je suis bien d'accord. Ça a quelque chose de "joué", comme si on tenait le rôle d'un amant d'un autre siècle. Dans l'expo, une traductrice exprime le même commentaire.
Okay, donc c'est pas quelque chose d'européen que je ne comprends pas, c'est véritablement une énigme même de l'autre côté de l'Atlantique?
Enregistrer un commentaire